Front de gauche des Albères

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mercredi 17 juin 2015

Ne laissons pas les entreprises dicter l'info - Stop à la Directive Secret des Affaires ! ( Suite....)

Les députés européens ignorent 300.000 signatures des citoyens qu'ils représentent. Agissons ! #tradesecrets


16 juin 2015 — Chers signataires,
Nous avons réuni hier à Paris et à Bruxelles une cinquantaine de journalistes d’information et d’enquête, pour échanger sur les menaces que présente cette directive et sur l’urgence à mobiliser l’ensemble des députés européen sur ce texte liberticide.

Ensemble, nous nous sommes rendus à la représentation du Parlement Européen à Paris, où une délégation plus restreinte a été reçue par Isabelle Coustet, à la Directrice Générale Communication du Bureau du Parlement Européen en France. Après lui avoir exposé les risques qu’un tel texte soit voté pour la liberté d’information, nous lui avons remis la pétition sur Change.org et vos 270.000 soutiens qu’elle a recueillie. Elle nous a garanti de faire passer le message au Parlement Européen à Bruxelles, et nous a d’ailleurs le soir même confirmé avoir transmis notre pétition à la commission JURI, en charge du vote, ce mardi 16 juin, du rapport sur la directive, une des premières étapes importantes du parcours législatif de cette directive.
Cliquez ici pour voir les photos

Au même moment à Bruxelles, des journalistes ont rencontrés des membres de la commission JURI et leur ont remis également vos signatures.

Mais les députés de la commission JURI viennent d'ignorer nos 280 000 signatures. Alors même qu'ils sont censés nous représenter, ils ont fait fi de notre mobilisation et ont adopté le texte.

C'est une honte, et nous devons réagir. Car tout n'est pas perdu, bien au contraire : le texte va maintenant être discuté entre des représentants de la commission, du conseil et du Parlement Européen. C’est maintenant que nous devons les convaincre de répondre à notre appel, mais nous allons devoir taper encore plus fort.

Soyons des milliers à partager cette vidéo que j'ai réalisée avec d'autres journalistes pour dénoncer cette directive liberticide. Cliquez ici pour voir la vidéo et partagez-la autant que possible.



Il faut maintenant, plus que jamais faire entendre notre voix pour que s’arrête le parcours de ce texte liberticide et qu’il soit retiré.
Merci à tous,

Elise Lucet


Source :  Ne laissons pas les entreprises dicter l'info. Stop directive secret des affaires.Tradesecrets.Suite 

Liens vers l'article publié précédemment :
http://fdg66alberes.blogspot.fr/2015/06/ne-laissons-pas-les-entreprises-dicter.html   
 https://www.change.org/p/ne-laissons-pas-les-entreprises-dicter-l-info-stop-directive-secret-des-affaires-tradesecrets    

Ne laissons pas les entreprises dicter l'info - Stop à la Directive Secret des Affaires !

Ne laissons pas les entreprises dicter l'info - 
Stop à la Directive Secret des Affaires !

Pétition  adressée au Président de la Commission JURI (Commission des Affaires juridiques du Parlement Européen), Monsieur Pavel SVOBODA



Elise Lucet

Bientôt, les journalistes et leurs sources pourraient être attaqués en justice par les entreprises s’ils révèlent ce que ces mêmes entreprises veulent garder secret. A moins que nous ne réagissions pour défendre le travail d’enquête des journalistes et, par ricochet, l’information éclairée du citoyen. 
Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur européen prépare une nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme, le "secret des affaires", dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en Europe.
Avec la directive qui sera bientôt discutée au Parlement, toute entreprise pourra arbitrairement décider si une information ayant pour elle une valeur économique pourra ou non être divulguée. Autrement dit, avec la directive "Secret des Affaires", vous n’auriez jamais entendu parler du scandale financier de Luxleaks, des pesticides de Monsanto, du scandale du vaccin Gardasil... Et j’en passe.
Notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public, il nous sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique de nos pays. Les reportages de "Cash Investigation", mais aussi d’autres émissions d’enquête, ne pourraient certainement plus être diffusés.
Avec ce texte, un juge saisi par l’entreprise sera appelé à devenir le rédacteur en chef de la Nation qui décide de l’intérêt ou non d’une information. Au prétexte de protéger les intérêts économiques des entreprises, c’est une véritable légitimation de l’opacité qui s’organise.
Si une source ou un journaliste "viole" ce "secret des affaires", des sommes colossales pourraient lui être réclamées, pouvant atteindre des millions voire des milliards d’euros, puisqu’il faudra que les "dommages-intérêts correspond(ent) au préjudice que celui-ci a réellement subi". On pourrait même assister à des peines de prison dans certains pays.
Face à une telle menace financière et judiciaire, qui acceptera de prendre de tels risques ? Quel employé - comme Antoine Deltour à  l’origine des révélations sur le  le scandale Luxleaks - osera dénoncer les malversations d’une entreprise? Les sources seront les premières victimes d’un tel système, mais  pas un mot ne figure dans le texte pour assurer leur protection.
Les défenseurs du texte nous affirment vouloir défendre les intérêts économiques des entreprises européennes, principalement des "PME". Étonnamment, parmi  celles qui ont été en contact très tôt avec la Commission, on ne relève pas beaucoup de petites PME, mais plutôt des multinationales rôdées au lobbying : Air Liquide, Alstom, DuPont, General Electric, Intel, Michelin, Nestlé et Safran, entre autres.
Ces entreprises vont utiliser ce nouveau moyen offert sur un plateau pour faire pression et nous empêcher de sortir des affaires …
Vu l’actualité Luxleaks, nous ne tolérons pas que nos élus se prononcent sur un texte aussi grave pour la liberté d'expression sans la moindre concertation avec les représentants de la presse, les lanceurs d'alertes et les ONG.  Seuls les lobbies industriels ont été consultés.
Nous, journalistes, refusons de nous contenter de recopier des communiqués de presse pour que vous, citoyens, restiez informés. Et comme disait George Orwell : "Le journalisme consiste à publier ce que d’autres ne voudraient pas voir publié : tout le reste n’est que relations publiques".
C’est pourquoi je demande, avec l’ensemble des signataires ci-dessous, la suppression de cette directive liberticide.
Le 16 juin prochain, une commission de députés européens, la commission JURI, se réunira pour valider ou non ce texte. C'est le moment de nous mobiliser pour dire non à la censure en Europe.

Signez la pétition 




Pétition lancée par Elise Lucet et soutenue par :  
Informer n’est pas un délit (https://www.facebook.com/informernestpasundelit @collectif_INPD) 
Franck Annese - SO PRESS 
Fabrice Arfi - Mediapart 
Guilaine Chenu - Envoyé spécial (France 2) 
Patrick Cohen - France Inter
Christophe Deloire - Reporters sans Frontières 
Antoine Deltour - lanceur d’alerte LuxLeaks
Hervé Falciani - lanceur d’alerte HSBC
Stéphanie Gibaud - lanceuse d'alerte UBS
Eva Joly - Députée européenne
Marie de La Chaume - Pièces à conviction (France 3)
Laurent Léger - Charlie Hebdo
Paul Moreira - Premières Lignes Télévision
Edouard Perrin - Premières Lignes Télévision
Edwy Plenel - Mediapart
David Pujadas - France 2
Denis Robert - Ecrivain
Pierre-Antoine Souchard - Association de la Presse judiciaire

jeudi 21 mars 2013

un point de vue salutaire en ce moment où la démocratouille a les faveurs des chiens de garde

Jeudi 21 mars 2013
Depuis ce matin je suis interpellé par de nombreux mails et de SMS à propos d’un sondage en ligne sur le site de Nice-Premium concernant la primaire à gauche pour les municipales de Nice. J’ai même effectivement été destinataire d’un mail m’invitant à voter P. Mottard à cette primaire. Amusant….ma seule réponse est que je ne me sens pas concerné par cette affaire. Pour éviter de faire la même réponse plusieurs centaines de fois, je préfère m’adresser à toutes celles et ceux dont j’ai l’adresse mail.
 
Plusieurs remarques :
 
1/ Bien que figurant dans la liste des nominés, je tiens à préciser que je ne suis pas concerné par une primaire qui est avant tout un problème interne au PS et le PRG. C’est une mode de la vie politique, quand il y a plus grand chose à débattre sur le fond on passe toute son énergie dans cette compétition. Il est amusant de voir au demeurant que les deux forces politiques (UMP et PS) qui cèdent à cette mode, soit disant plus démocratique, savent quand il le faut se passer de l’avis de nos concitoyens. On aurait aimé que Sarkozy respecte le vote des français en 2005 et que Hollande organise un référendum sur le traité Merkel-Sarkozy…

jeudi 28 février 2013

dimanche 25 novembre 2012

Elections municipales dans les PO et à Perpignan.

Déclaration du PCF 66, membre du Front de Gauche.
 Les futures élections municipales suscitent bien des convoitises, notamment sur la ville de Perpignan. A droite comme à gauche, des chefs de file s’autoproclament sans avoir été validés par les instances de leur propre parti. Aujourd’hui, alors qu'aucune discussion n’a été engagée, certains alimentent des rumeurs sur de prétendus accords incluant le PCF.

mardi 13 novembre 2012

Le contre-budget du PG : l’alternative existe





article paru dans "l'humanité"
    Présenté lundi au siège du parti de gauche par Martine Billard, Jean-Luc Mélenchon,
l'économiste Jacques Généreux et Guillaume Etievant de la commission économie du parti, ce contre-budget présente une vraie logique. Non seulement il inverse la tendance austéritaire, promet d'investir pour la croissance et la justice sociale, mais il permet accessoirement de réduire le déficit.

Première fondamentale différence entre le budget 2013 du gouvernement Ayrault et celui proposé par le parti de gauche: l’ambition.

Le Front de gauche de Sevran épingle la grève de la faim de Stéphane Gatignon

article paru dans "l'humanité"
Les élus et militants du Front de gauche de Sevran rejettent la grève de la faim très médiatisée de Stéphane Gatignon comme mode d'action pour résoudre les problèmes de financements de la ville du 93. Dans un communiqué publié ce mardi, ils mettent en cause les choix politiques du maire EELV dans la gestion de la ville.
"L’action publique d’un élu ne peut se résumer à jouer sur l’émotion de la population", déplore d'entrée le communiqué émis par l'assemblée citoyenne du Front de gauche à Sevran qui explique préférer l'action collective "plutôt que de soutenir une action individuelle qui engendre de la désespérance et contribue à donner de notre ville une image désespérée."

lundi 5 novembre 2012

Livre Mélenchon et les médias: et si, comme Bourdieu, on chaussait les bonnes lunettes

article paru dans le journal "l'humanité"
Un livre à paraître ce lundi, Mélenchon 
et les médias, décrypte 
le traitement médiatique 
du leader du Parti 
de gauche et candidat 
du Front de gauche 
à l’élection présidentielle 
et ses rapports 
avec la télévision 
et la presse.  
Déjà en 1996, Pierre Bourdieu évoquait la « violence symbolique » du système médiatique (Sur la télévision, par Pierre Bourdieu, Éditions Liber). « Cette violence invisible tacitement admise par ceux qui la subissent et souvent par ceux qui l’exercent. » « À propos du candidat du Front de gauche, on a parlé de “relations houleuses” avec les médias, ce qui n’est pas exagéré… », notent Denis Sieffert et Michel Soudais, respectivement directeur et rédacteur en chef de Politis et auteurs de cet ouvrage, Mélenchon et les médias (Éditions Politis, 96 pages, 8 euros).
"Colères jupitériennes"
Combien de dîners en ville évoquent cette “violence” de Mélenchon à l’égard des journalistes, s’appuyant sur des scènes diffusées en boucle sur Internet. Mais s’interroge-t-on sur le système médiatique et sur « les médiacrates, représentants zélés d’une machine à fabriquer du consentement à l’ordre social ? »

mercredi 26 septembre 2012

Interview de jean-luc Mélechon publiée dans l'Humanité le 26 septembre 2012 « Nous vivons la fin de l’ancien régime libéral »

Le processus vers la ratification est  déjà bien entamé. La manifestation de dimanche n’est-elle pas un baroud d’honneur ?

La question se pose pour les personnes qui ne croient pas à la démocratie et pensent que nous avons élu un monarque qui a reçu carte blanche pour cinq ans. Il y a quinze jours, qui aurait dit que le conseil fédéral d’Europe-Écologie- les Verts allait voter « non » au traité européen à une aussi large majorité ? Personne ne peut nier que ce vote a été facilité par l’ampleur de la préparation de la manifestation. On nous disait qu’aucun socialiste ne sortirait du rang,

mercredi 19 septembre 2012

Communiqués Les Economistes atterrés mettent en garde contre le Traité Budgétaire 18 Septembre 2012 - 14:47 par Henri Sterdyniak

Nous intervenons ici, en tant qu’économistes, pour mettre en garde contre les dangers que comporte le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union économique et monétaire. Ce Pacte budgétaire marque une nouvelle étape de deux offensives, celle des libéraux contre la pratique keynésienne de la politique économique, celle des instances européennes contre l’autonomie des politiques budgétaires nationales.
Ce Traité ne s’attaque pas aux causes de la crise financière : l’aveuglement et l’avidité des marchés financiers, l’éclatement des bulles financières et immobilières induites par la financiarisation, le gonflement des inégalités de revenus permis par la concurrence effrénée entre pays favorisée par la mondialisation.
Il ne s’attaque pas aux causes de la crise de la zone Euro :

lundi 17 septembre 2012

“INITIATIVE CITOYENNE”: POURQUOI BRUXELLES DIT NON !

Faut-il avoir peur de la démocratie citoyenne pour prendre une décision pareille! La Commission européenne vient d’informer les sept protagonistes d’une “Initiative citoyenne européenne” (projet de collecte d’un million de signatures dans l’UE  -en l’occurence en faveur de la création d’une “banque publique européenne axée sur le développement social,écologique et solidaire”) qu’elle “se doit de refuser l’enregistrement de cette proposition d’initiative”! Les sept personnes en question sont Pierre Laurent,secrétaire national du PCF et président du Parti de la gauche européenne;Alexis Tsipras,leader de la coalition de gauche grecque Syrisa;Marta Sanz-Pastor,écrivaine espagnole;Nico Cué,responsable syndical belge;Lydia Menaplace,présidente de l’Union des Partisans d’Italie;Heinz

dimanche 12 août 2012

Allemagne : de plus en plus de voix pour un référendum sur l'Europe

A droite comme à gauche, les responsables politiques allemands ne rejettent plus l'idée d'un référendum sur l'Europe. Mais la question à poser reste très problématique.

 Les voix en faveur d'un référendum en Allemagne sur de futurs abandons de souveraineté se multiplient. Ce samedi, le président du parti social-démocrate, le SPD, a estimé sur la radio Deutschlandfunk que « si l'on veut vraiment abandonner une partie de la souveraineté nationale à l'Europe, une majorité des deux tiers du Bundestag n'est pas suffisante. » Il faut, selon lui, « interroger le peuple ».
Plusieurs voix dans ce sens

samedi 11 août 2012

Pierre Laurent : "Règle d'or, François Hollande doit consulter les français par referendum"

En donnant son feu vert à l'inscription de la règle d'or dans le droit français, le Conseil constitutionnel ouvre la porte à une ratification parlementaire du pacte budgétaire européen. Cette décision ne change rien au problème de fond démocratique posé par cette ratification.
Je demande une nouvelle fois solennellement à François Hollande de consulter les Français par référendum sur cette question fondamentale pour l'avenir du pays et cela pour au moins deux raisons.
La première : la renégociation du pacte à laquelle il s'était engagé n'a pas été obtenue. C'est donc aux Français, qui ont élu François Hollande pour remettre en cause le pacte Sarkozy/Merkel, de se prononcer sur son éventuelle ratification.
La seconde : ce pacte prévoit un objectif de réduction de dépenses publiques plus drastique encore que Maastricht et la RGPP réunis. La France enfilerait un insupportable corset de fer.
Il s'agit de faire payer toutes les crises des marchés financiers par de l'austérité imposée aux salariés.
Maastricht a été une première et grave erreur en  sanctuarisant le pouvoir des marchés financiers. La ratification du pacte budgétaire serait une deuxième grave erreur qui se paierait chère très longtemps.
Le chemin d'une autre Europe doit être emprunté au plus vite. Pour sortir de la crise il faut sortir de l'austérité. La priorité doit être donnée à l'investissement public, social et écologique.
Le rôle de la Banque Centrale européenne doit être changé et mis au service de cet objectif. Le contrôle public sur les banques doit être reconstruit et une banque publique européenne doit être créée.
J'appelle toutes les forces disponibles à gauche, dans le monde syndical et associatif à se rassembler et à agir en commun pour refuser la ratification parlementaire envisagé par le gouvernement pour la fin septembre
Le PCF avec le Front de gauche prendra toutes les initiatives  en ce sens. La fête de l'Humanité doit être un rendez-vous majeur de cette mobilisation.

vendredi 10 août 2012

Le conseil constitutionnel fait un choix politique, par Patrick Le Hyaric

La décision rendue par le Conseil constitutionnel à propos du nouveau traité européen est une décision de caractère politique. Alors que  la vocation proclamée de cette institution est de veiller au respect des principes de la Constitution, elle ne trouve rien à redire quand l'un des plus fondamentaux d'entre eux est remis en cause. Il s'agit de la souveraineté populaire indissociable de la souveraineté budgétaire des Etats.
Le traité de Maastricht avait été apprécié autrement et nécessité un ajustement de la Constitution. Ce n'est  pas tant  le principe de la « règle d’or », avec un taux toléré de déficit abaissé à 0,5% - règle absente du traité de Maastricht- qui pose gravement question. Mais bien le cran supplémentaire, à nos yeux antidémocratique et anticonstitutionnel, qui se prépare avec le nouveau traité.

Une majorité simple suffira au Parlement pour enfermer la France dans l'austérité sans fin

Le Conseil constitutionnel vient de rendre son avis. La ratification du pacte budgétaire et de la règle d'or qui l'accompagne ne nécessitera pas de changement de la Constitution.

La ratification de ce traité engage la France à un équilibre budgétaire perpétuel, au détriment des politiques et des investissements publics. Avec la menace de sanctions européennes automatiques si une majorité décidait une autre politique. Mais le Conseil constitutionnel a jugé, en dépit de l'évidence, que ce traité n'impliquait pas d'abandons supplémentaires de souveraineté du Parlement français.

Pourtant le Pacte budgétaire introduit un tel renforcement du pouvoir des instances européennes - Commission, Conseil et Cour de justice  -,  au service d'une radicalisation des politiques néolibérales, qu'il devrait sans aucun doute imposer un vaste débat démocratique et une consultation populaire.

Avant son élection François Hollande s'était engagé à une renégociation. Il lui aura suffi d'un pseudo-"pacte de croissance" qui n'équilibre en rien l'austérité massivement mise en œuvre en Europe pour abandonner cet engagement. Au moment où l'Union européenne s'enfonce dans une dangereuse récession, cette décision marque la victoire des fanatiques de l'équilibre budgétaire au détriment de toute perspective de transformation sociale et de transition  écologique.

Nous refusons que l'austérité soit la ligne de conduite des politiques gouvernementales pour les décennies qui viennent. Au moment où les licenciements se multiplient, où le chômage et la pauvreté augmentent, c'est une autre politique qui est nécessaire en France comme en Europe : solidarité, partage du travail et des richesses, politiques de justice et de convergence sociales et fiscales, plans massifs d'investissements publics pour la transition énergétique...

 Si la France bascule à son tour dans le délire austéritaire, comme le recommandent la Commission européenne et la Cour des Comptes, c'est le peuple français qui en paiera le prix, et au-delà tous les peuples d'une Europe prise dans une logique dévastatrice.

Dans les semaines qui viennent Attac contribuera, avec toutes les forces démocratiques qui refusent un tel coup de force, à faire monter la pression sociale sur les parlementaires pour faire respecter la démocratie : il faut refuser le pacte budgétaire, il faut un véritable débat démocratique et un référendum. Le Parlement français doit rouvrir et non pas clore le débat européen.


Attac France,
Paris, le 10 août 2012

jeudi 9 août 2012

Au fait le changement c'est pour quand!?


La récession arrive pour le troisième trimestre, la règle d'or qui pourra être adoptée sans débat et sans réunion du congrès (les deux parlements). Rappelons que cette règle d'or portée par Sarkozy et Merkel inscrit dans le marbre de la constitution l'obligation de ne pas dépasser les 0,5% de déficit public, alors que déjà avec plus de 3% autorisés on n'y arrivait pas malgré les sacrifices consentis par les français des classes moyennes et les plus pauvres encore. Le SMIC qui a à peine bougé. Des camps de roms vidés sans ménagement, les charters ramenant prés de 300 roumains à Bucarest sans autre forme de procès.... Quelqu'un qui aurait été coupé du monde pendant 3 mois, ne s'apercevrait pas que ce n'est plus Sarko et l'UMP qui gouvernent. A croire qu'il ne s'est rien passée en France ces derniers mois et que c'est toujours la même politique. En fait s'est-il vraiment passé quelque chose?

Nicolas Garcia

lundi 6 août 2012

assemblée nationale Proposition censurée...

un article de "l'humanité"
Un député PCF a été interdit de déposer un texte revenant sur le MES.
Proposer de revenir sur l’autorisation de ratification d’un traité européen ? Le député PCF du Nord, Jean-Jacques Candelier, a appris, à ses dépens, qu’il n’en avait pas le droit. Sa proposition de loi, qui visait à remettre en cause l’engagement de la France dans le mécanisme européen de stabilité (MES) adopté par la majorité précédente, a été refusée à l’enregistrement par les services de l’Assemblée nationale. Motif : le texte est contraire à la Constitution qui stipule que, si les traités « ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu’en vertu d’une loi », en revanche c’est le président de la République qui « négocie et ratifie les traités », explique-t-on à l’Assemblée. En d’autres termes, ce qu’une loi fait, aucune autre ne peut le défaire. Un fait qui plaide en faveur d’un grand débat public concernant le référendum sur le futur traité européen, vu la gravité de la décision et du caractère « irréversible » d’une ratification par le seul Parlement…
Sébastien Crépel

samedi 4 août 2012

crise de l'euro Pacte budgétaire européen: le référendum a le vent en poupe

Des voix s’élèvent dans la majorité présidentielle contre une ratification sans consultation populaire du traité Sarkozy-Merkel, augmenté d’un timide volet sur la croissance. L’Élysée devra affronter le débat à la rentrée.
Tandis que François Hollande poursuit sa tournée téléphonique des dirigeants européens pour rassembler autour de lui les opposants à la ligne Merkel, des voix s’élèvent dans sa majorité pour refuser le Pacte budgétaire européen. Ainsi, le président du groupe Europe Écologie-les Verts (EELV) au Sénat, Jean-Vincent Placé, a déclaré qu’il voterait non au traité que le Parlement français doit ratifier fin septembre après avis du Conseil constitutionnel. « Je ne peux pas dire qu’il y ait assez d’avancées politiques pour que ce traité soit autre chose que ce qu’il a été prévu par Merkel et Sarkozy, c’est-à-dire un traité extrêmement austère et excessivement rigoureux », a détaillé l’élu écologiste, qui estime que cette position ne le met pas en marge de la majorité.

lundi 30 juillet 2012

Nous, on peut!

une grande dame,  "l'humain d'abord" n'existait pas à l'heure où elle écrivait ces lignes