Interview de Stéphane Bonnéry, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris-VIII.
Annoncée pour la rentrée 2013, la réforme des rythmes scolaires en primaire, qui ajoute une demi-journée d’école et impose 5h30 de cours par jour au maximum, rencontre l’opposition de la communauté éducative.
En l’espace de deux mois, le relatif consensus autour de la nécessité de réformer les rythmes scolaires en primaire, devenus intenables depuis le passage à la semaine de quatre jours, a volé en éclats. Devant le manque d’ambition et les incertitudes entourant ce projet, enseignants, parents d’élèves et collectivités locales s’en sont peu à peu détournés, allant jusqu’à rejeter le projet de décret présenté début janvier devant le Conseil supérieur de l’éducation. Mardi dernier, une grève a rassemblé plus de 90 % des enseignants des écoles parisiennes. Pour l’instant, Vincent Peillon ne lâche rien. Mais
Annoncée pour la rentrée 2013, la réforme des rythmes scolaires en primaire, qui ajoute une demi-journée d’école et impose 5h30 de cours par jour au maximum, rencontre l’opposition de la communauté éducative.
En l’espace de deux mois, le relatif consensus autour de la nécessité de réformer les rythmes scolaires en primaire, devenus intenables depuis le passage à la semaine de quatre jours, a volé en éclats. Devant le manque d’ambition et les incertitudes entourant ce projet, enseignants, parents d’élèves et collectivités locales s’en sont peu à peu détournés, allant jusqu’à rejeter le projet de décret présenté début janvier devant le Conseil supérieur de l’éducation. Mardi dernier, une grève a rassemblé plus de 90 % des enseignants des écoles parisiennes. Pour l’instant, Vincent Peillon ne lâche rien. Mais






